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Faya Kassou, un chanteur de Figuig !

février 6, 2013 Art & Culture, Portrait 6 Commentaires

Faya Kassou, ph. Figuignews.com 2012

Faya Kassou l’artiste qui a bien chanté Figuig dans ses peines et ses joies, le musicien qui a su revaloriser certains airs du patrimoine musical de cette oasis, le poète qui a chanté, l’amour, la vie, la paix, la terre, la nostalgie, la femme, le chanteur qui s’est éclipsé subitement ces derniers temps était de passage à Figuig et il a bien accepté de nous accorder cette interview.


Figuig News: Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Si vous le permettez, nous allons revenir avec vous sur vous-même, sur votre carrière, sur la musique à Figuig en générale… Pour commencer donc, qui est Faya Kassou ?

Faya Kassou : Merci à vous également. Je suis né en 1947 à Figuig. Trois mois après ma naissance, mes parents et moi, nous sommes partis vers Oran ; c’était l’époque coloniale. Nous n’en sommes rentrés que vers l’indépendance du Maroc en 1956. Je n’y ai étudié même pas une minute. A Oran, je ne jouais pas d’instrument mais je chantais des chansons de Farid comme Wayyak, Ana winta l’ wahdina... On m’appelait Farid ou le Sourd (‘Alatrach’ comme le nom de Farid) etc.

Figuig News : D’Oran vous êtes rentrés à Figuig ?

Faya Kassou : Oui. J’ai fréquenté akherbich (école coranique) de Hmed O’Jelloul ; j’ai passé l’école primaire et j’ai étudié deux ans après le CM2 à l’école de Môu Belkhir. En 1963, j’ai quitté l’école et je me suis engagé dans le travail forcé (bois, jardin, rivière, bâtiment…) A 17 ans, j’étais déjà maçon. J’ai passé mon service militaire en 1968 à Elhajeb pendant six mois et à Casablanca pendant une année. De là, j’ai pris le chemin vers la France.

Voilà ce qu’on appelle la vie ! ph. Figuignews.com 2012

Figuig News : Pendant tout ce temps vous chantiez ?

Faya Kassou : Je n’ai jamais abandonné la musique quelles que soient les conditions et les circonstances.

Ay idorar, ay idorar ! ph. Figuignews.com 2012

Figuig News : Quand avez-vous commencé à chanter ?

Faya Kassou : Je ne me souviens plus.

Figuig News : Quand avez-vous commencé à jouer un instrument de musique ?

Faya Kassou : Je ne me souviens pas non plus. Il faut dire que depuis que j’étais petit, je jouais des instruments de musique.

Figuig News : Avez-vous confectionné votre premier instrument ?

Faya Kassou : Oui avec des brins de câble de frein de vélo en guise de cordes et avec un bidon en fer pour huile comme caisse de résonnance ! Il y avait Monsieur Ghazali qui confectionnait des guitares que nous lui achetions… Vers les années 60, il y avait moi Mohammed O’Dadi, Abdelmalek O’Boutkhil, Abdellah O’Kôu qui jouaient des instruments de musique. Ali Kassou, mon frère, a commencé un peu après nous. Bakôu Khanous, je l’ai connu en France pas ici à Figuig. Pendant les années 60, on chantait surtout Hamid Zahir dans les fêtes de mariage.

Figuig News : A quelles occasions chantiez-vous ?

Faya Kassou : Je chantais, ici, dans des fêtes de mariages, des fêtes nationales… Les fêtes de mariage étaient sublimes : on y chantait et y riait beaucoup « toumezya ». Elles égayaient nos étés. Vers les années soixante quand un enfant terminait ses études primaires, on l’envoyait à Casablanca pour qu’il les y continue. Il était pris entièrement en charge : nourri, logé, blanchi par nos ressortissants à l’étranger jusqu’à la fin de ses études. Quand nos étudiants revenaient vers l’été, on n’arrêtait pas de chanter et de danser. Les groupes de musiciens rivalisaient de joie pour chanter nos jeunes.

Figuig News : Votre premier oud (luth) ?

Faya Kassou : Mon premier oud, je crois que je l’ai acheté quand j’étais à l’armée à Casablanca. Je chantais à l’armée sans problème et sans complexe ! Les militaires adoraient bien mes animations et ma musique !

Figuig News : Que signifiait que de chanter à Figuig à l’époque ?

Faya Kassou : C’était une honte que de chanter ou de passer avec un instrument de musique devant les gens. Pour survivre, nous cachions nos instruments tels des voleurs ou des voyous. Un chanteur c’était une sorte d’ivrogne très mal vu quoi !

Le gros de notre terre se trouve derrière ces montagnes ! ph. Figuignews.com 2012

Figuig News : Dans quelle fête de mariage avez-vous chanté la première fois ?

Faya Kassou : Si je me souviens bien, c’était lors du mariage de Belkacem O’Hmed, l’instituteur. J’ai pris le chemin vers la France en 1970 et c’est en France que j’ai fait le gros de ma carrière.

Figuig News : En France ?

Faya Kassou : En France, j’ai rencontré Môu Hsen Aylew et nous avons quitté le Havre vers Paris. J’ai descendu dans un Hôtel où j’ai trouvé un algérien originaire de Ghazaouat. Il s’appelait Lamnaouar. Il m’a entendu un jour jouant au oud dans cet hôtel et m’a invité un samedi à aller chanter à Paris. Moi, je chantais à l’hôtel de Hamou Kassou à Vincennes. J’avais peur car j’étais encore jeune. Je suis allé dans cet unique cabaret maghrébin de l’époque ; il s’appelait Cabaret Algérie. C’est celui que fréquentaient les grands artistes maghrébins. Cet algérien m’a présenté au patron du cabaret qui m’a accepté aussitôt. Je tremblais de peur car c’était ma première fois à chanter dans des milieux comme celui-là. J’ai quand même fait du courage. Le patron m’a demandé si j’acceptais de travailler chez lui et il m’a même proposé un bon salaire : il m’a proposé 1500 F par mois en plus du logement en haut du cabaret. A l’époque, un très bon maçon qualifié avec des heures supplémentaires de travail gagnait 900 F. J’ai demandé l’avis de mes frères. Ils m’ont dit : « pour qui te prends-tu ? Beaucoup de gens sont arrivés bien avant toi à Paris et ils ne touchent pas cette somme ! Toi, enfant d’hier tu vas gâcher ta vie ainsi ! » J’ai donc abandonné ce projet. Par la suite, j’ai commencé moi Môu Hsen et Belkacem O’Khanous à chanter de temps en temps dans des cafés. Quand j’ai eu connaissance des artistes kabyles, j’ai trouvé ma voie ! C’est en ce moment-là que ma carrière a vraiment commencé. De là, j’ai noué des contacts avec des gens de tous horizons : algériens, tunisiens, égyptiens… des liens que je garde jusqu’à nos jours. Le comédien marocain Abderraouf est venu un jour pour enregistrer son « ristora » à la Mutualité. En 1976, j’ai fait un grand tour avec des amis : la Suisse, l’Italie, la Bulgarie, la Turquie, la Syrie, puis par avion l’Egypte. Je me suis rendu au Caire et delà à Alexandrie, puis après, j’ai pris la destination de la Grèce et de Genova en Italie puis Nice et Marseille en France. Au cours de cette tournée, nous chantions un peu partout. A Alep en Syrie, j’ai chanté au Casino Sémiramis ; au Caire j’ai chanté dans presque toutes les boites de nuit, idem à Alexandrie. En Syrie, j’ai rencontré des étudiants originaires de Figuig (Faya Amara, Bouhou, feu Abbassi Ahmed et un certain Derouich originaire de Lâayoune, il est décédé. Ces étudiants nous ont montré un casino nommé Syriana. Nous chantions en plein air. Il y avait Fahd Bellan, Samira Taoufiq… Un étudiant tunisien a demandé qu’on lui chante Jariya Hamouda. On a répondu favorablement à sa demande : la musique était correcte mais Samira Taoufiq ne connaissait pas les paroles de la chanson demandée. Ahmed O’Brahim (Abbassi) m’a demandé d’aller la chanter à sa place. Je l’ai fait avec succès et j’ai même chanté du Farid. Dans ce pays, j’ai contacté un groupe qui chantait lors de mariages dans un hôtel dit Taleat. Chaque fois que ce groupe organisait une fête, on venait me prendre. Là-bas, on aimait bien les chansons marocaines comme Yak ajerhi de Naima Samih et Marsoul Al-hob de Doukali. J’ai chanté aussi en Arabie Saoudite à plusieurs reprises.

A Figuig, ils nous ont enfermés dans un brasier constitué de montagnes ! ph. Figuignews.com 2012

Figuig News : Vos chansons remontent à quand ?

Faya Kassou : Mes chansons, je les ai écrites pendant les années soixante-dix pour la plupart d’entre elles. Je réagissais vite à ce qui se passait à Figuig comme lorsqu’on nous a amputé un énorme territoire et quand on nous a chassés de nos terres de Taghla. Mon premier album a vu le jour en 1982 aux éditions Agadir sise à Paris à Porte Clichy et j’ignore si cette maison continue d’exister ou non. Dans cet album, j’ai chanté : I?zer Ayujil, Ay Ifeyyey, Lmizireyya et Ya nas lyum. Par la suite, j’ai enregistré : Ssendouq, Tamedmeet, Haymin, Lebher, Llan chra n ilefeiyen, Tanfouss n iwessaren. J’étais accompagné dans mes chansons d’autres musiciens dont un algérien, des tunisiens et des égyptiens : (darbouka, violon, synthétiseur, bendir ou tambourin).

Figuig News : Avez-vous d’autres chansons ?

Faya Kassou : J’ai d’autres chansons à enregistrer et je vais voir après comment procéder.

Voilà une partie de nos terres confisquées ! image Pali & Hassane. 2012.

Figuig News : Pourquoi n’enregistrez-vous pas vos chansons dans un studio pour une bonne qualité du son ?

Faya Kassou : Ecoutez, c’est trop compliqué les studios et cela nécessite un investissement. Je n’ai plus l’âge de chercher à être connu comme une star. Un enregistrement simple où l’on arrive à distinguer les paroles et la musique suffit.

Figuig News : Une grande absence sur la scène locale ?

Faya Kassou : Non, j’ai toujours joué et chanté mais il faut dire que j’ai passé un bon moment en Arabie Saoudite (1979). Je travaillais comme chef d’équipe dans le bâtiment. Je travaille encore pour vivre : on ne vit pas avec sa musique !

Figuig News : Quels instruments jouez-vous?

Faya Kassou : Le oud, la mandoline, la darbouka.

Figuig News : Dans vos chansons, vous êtes influencé par le châabi algérien et la musique kabyle, qu’en pensez-vous ?

Faya Kassou : Moi, je me suis trouvé dans le rythme que je fais et je crois que c’est de Figuig. Ce sont des musiques de chez nous que j’exploite ! Ce ne sont pas d’autres régions. Je n’ai imité ni plagié personne.

Figuig News : En dehors de la musique ?

Faya Kassou : Je fais des tableaux, je suis aussi peintre, j’ai un diplôme en coiffure pour homme et femmes. J’ai tout fait et j’ai touché à tout.

Figuig News : Te souviens-tu des anciens de la musique de chez nous ?

Faya Kassou : Je me souviens de feu Hmed O’Abbou (le facteur), je me souviens de Miloud O’Mhammed, je me souviens de Dadda Kôu, et d’un certain Ray de la famille Iheddaden qui a fini ses jours dans l’asile psychiatrique à Berrchid. Moudouddou Aheddad est jeune comme moi. Il y avait Salem Arqaqas aussi. A l’exception de Dadda Kôu qui avait ses paroles à lui, et je ne sais pas vraiment ou les trouver, tous ceux que j’ai cités se contentaient d’imiter ou de répéter les chansons des autres mais ils n’ont rien produit malheureusement. Pour la ghaïta, il y avait Cheikh Tayeb O’Abbou, mon frère Môu Kassou, Hilala, Mohemmadin Aridal, Abid O’Bahra, feu Jilali O’Aïssa… Pour la percussion, on peut citer Môu Kassou (Khef Oundeh), Hida Alla… Parmi nos bons danseurs (irekkaden), il y avait feu David, feu Berremdan, feu Bazza Kassou (Kellouch), feu Achour O’Bahra… C’était des danseurs de grand calibre. Pour les jeunes chanteurs, il y avait Môu Kadi qui chantait bien mais qui a arrêté, Mekki Atman… Il y a Kari Gagou mais il ne produit rien. Je crois que pour la production, il y a ce qu’on pourrait appeler le don !

Figuig News : Vous souvenez-vous beaucoup de Dadda Kôu ?

Faya Kassou : Dadda Kôu ? Je m’en souviens, on l’appelait quelques fois pour qu’il présente ses poèmes dans des fêtes de mariages.

Figuig News : La chanson algérienne, le châabi ?

Faya Kassou : Je l’adore beaucoup et je connais presque tous les artistes algériens. Je connais en personne Dahman Elharrach, Elhachmi Garouabi. Ces deux sont des amis à moi. Dahman a travaillé avec moi plusieurs années à Paris. Chaaou venait là où je travaillais ; Mohammed Elammari, Elguerouabi…

Figuig News : Les chanteurs Kabyles ?

Faya Kassou : N’en parlons plus ! Je les connais bien : feu Slimane Aazem que Dieu ait son âme et la liste est grande.

Figuig News : Les chanteurs marocains ?

Faya Kassou : J’ai connu en France Fateh Allah Lemghari, Naïma Samih, Abdelhadi Belkhyat avec qui j’ai passé des nuits à Paris. Ils venaient vers le cabaret où je travaillais.

Figuig News : L’Algérie ?

Faya Kassou : L’Algérie, depuis mon départ d’Oran, je ne l’ai pas revue mais en fait l’Algérie se trouve en France. On m’a parlé d’un certain chanteur algérien de notre région qui me cherchait et apparemment il reprenait certaines de mes chansons. Il y a tout récemment un ami qui rentrait de Méchria en Algérie. Nous avons dîné ensemble voilà une quinzaine de jours. Il m’a dit que les gens de Boussemghoun souhaitaient bien me voir venir chanter chez eux et m’a parlé d’un certain Bachir O’Lhaj. J’en suis très content et j’encourage bien les gens à reprendre mes chansons. Je ne crois pas beaucoup aux protections stérilisant la musique. Si tout va bien je chanterai à Boussemghoun un jour !

Figuig News : Figuig ?

Faya Kassou : Ils ont tué Figuig ; ils ont tout grignoté. Ce qu’ils nous ont laissé ne s’appelle pas Figuig. Figuig c’est surtout derrière les montagnes, derrière ce qu’ils appellent les frontières. Qu’est ce qu’ils nous ont laissé ? Rien en dehors des conflits insensés entre nous. J’en ai fait une chanson dont vous pourrez écouter les paroles prochainement. Figuig entouré de montagnes hypercontrôlées est désormais comme un brasier entouré de feux de toutes parts !

Figuig News : Alla de Taghit de Bechar ?

Faya Kassou : Je ne le connais pas en personne, il n’a pas créé mais c’est un bouquet de Hamid Zahir, de musique kabyle etc. qu’il fait. Ceci étant, je trouve que c’est bien comme style ce qu’il fait.

Figuig News : La radio

Faya Kassou : J’ai passé à la radio berbère en France. A l’époque, il y avait un certain Faya Bouazza qui y travaillait. La radio régionale d’Oujda passe certaines de mes musiques.

Soukk Ghlal al Ameghrour ou d akh dd iqqim odor. ph. Figuignews.com 2012

Figuig News : Quels projets pour l’avenir ?

Faya Kassou : J’écris des chansons !

Figuig News : Comment Faya écrit-il ses chansons ? Qu’est ce qui arrive en premier lieu en tête, les paroles ou les musiques ?

Faya Kassou : Les deux arrivent en même temps. Parfois je me réveille même pendant la nuit pour écrire des mots qui me tombent à l’esprit et comme je n’écris pas la musique, je l’enregistre et la mémorise. Après, je retravaille le tout. Une chanson n’est jamais finie : c’est comme une maison.

Je préserve bien mes chansons sur papier. ph. Figuignews.com 2012

Figuig News : Un mot sur les jeunes !

Faya Kassou : Pour les jeunes, je crois qu’il y a plusieurs jeunes qui jouent des instruments mais dès qu’ils arrivent un certain âge, ils se dispersent pour le travail, le mariage… Il n’y a pas de création mais des imitations. Quand je viens à Figuig, je réunis certains amis mais dès que je repars, tout le monde se disperse. Nous n’arrivons pas à constituer de groupe local stable.

« On ne m’a jamais invité aux manifestations culturelles à Figuig ». Festival des oasis, ph. Figuignews.com

Figuig News : Les manifestations culturelles à Figuig !

Faya Kassou : Je n’ai jamais été invité ni même pas informé sur les manifestations culturelles comme les semaines culturelles ou le festival des oasis… On ne m’a jamais invité ! Nous ne pouvons pas chanter ce que nous avons. Le Festival des Oasis reste sans chanteurs des oasis ! On n’encourage personne et nos chanteurs se trouvent dans l’obligation de travailler dur pour survivre. C’est malheureux d’inviter les autres et de laisser les enfants du bled ! Le sommet du paradoxe est quand on passe un documentaire sur Figuig avec comme musique de fond des airs qui n’ont rien à voir avec cette région. Ils n’ont jamais osé y mettre une de mes chansons. Il faut être fier de ce qu’on a. Ont-ils honte de nous et de notre patrimoine ?

Figuig News : Faya merci d’avoir accepté de nous accorder cette interview et merci également à Môu Amer qui a pu nous arranger cette rencontre avec vous !

Faya Kassou : Merci à vous également. C’est du bon travail que vous faites et je vous encourage beaucoup !

On peut lire également sur Faya Kassou dans http://figuignews.com/?m=20110217

 

Propos recueillis à Figuig

par Hassane Benamara septembre 2012

©Figuignews.com 2013

Actuellement il y a "6 commentaires" sur cet article:

  1. Mahfoud dit :

    Faya représente le côté agréable de Figuig, la ville qui a démolie ses propres artistes . faya est toujours souriant , toujours disponible.un homme qui simplifiait la vie , il répandait la joie partout,il a fait des efforts en dessus des compétences pour gagner honnêtement sa vie, il a 66 ans , mais il est toujours jeune.

    Merci Hassane ,…bravo Faya, tu m’as fait ressentir la chaleur de Figuig particulièrement de Sidi Benaissa cet endroit dominant de l,oasis qui a inspiré faya,

    Mahfoud=Canada

  2. كاسم dit :

    .

    مصطفى قاسو رجل عصامي لأنه كون نفسه بنفسه في فن الصوت و الصمت.

    مصطفى قاسو يحب فجيج،لطالما غنى لها علها ترقص ذات يوم.

    مصطفى قاسو لا زال يحمل في ذاكرته أ سماء الفجيجيين المنشطين للحفلات خصوصا الأعراس،يذكرنا بمشاركتهم كل حسب موهبته.

    مصطفى قاسو أتذكره في حي عبد الكافي حين كان يعلم عمر أبراهيم الأخرص الإشارات بنفس المجهود الذي كانت تبذله عائلة عمر.قد يكون جزء مهم من الإشارات التي تواصل بها عمر الأصم ايام صباه ،في غياب مدرسة للمعوقين ،من إبداعات مصطفى قاسو.

    أتمنى لعمر الذي لا يتمتع بنغمات مصطفى و لمصطفى الصحة و العافية.

  3. Bonjour à tous
    Je voudrais apporter ici un témoignage sur notre grand artiste Faya Kassou des années 80, de même que j’ai envie de commenter l’état d’une culture locale malmenée.

    Lorsque j’animais une émission sur Radio TAMAZIGHT dans le 20e arrondissement de Paris j’ai été charmé par les chansons de Faya . Mostafa EL FIGUIGUI était l’alias inscrit sur ses k7. Il a enregistré des morceaux en Tmazight mais aussi en arabe. Je ne connaissais pas beaucoup Faya mais je l’ai découvert au début des années 80 grâce à une chanson : « A y Ifeyyey » qui est devenue rapidement ma chanson fétiche. Moi qui cherchais désespérément des sources sonores pour meubler une plage horaire que j’ai consacré à Figuig, j’avais adopté le début de cette chanson comme musique générique de mon émission. Je la passais à chaque occasion car j’estimais qu’elle était, entre autres, parfaite dans tous les paramètres qualitatifs qu’exigeait une radio, notamment sonore. Les auditeurs parisiens d’origine de Figuig mais aussi d’autres l’avaient découvert et réclamaient ses chansons.
    Vers le milieu des années 80, j’avais invité Faya pour une émission, puis pour un spectacle en live sur Radio Beur, cette fois ci. Accompagné de quelques « lwachoune » il a fait un passage et a eu un franc succès auprès de spectateurs de diverses nationalités maghrébines. J’étais fier de lui.

    Juin 2006 en « hommage à nos artistes amazigh de Figuig » que j’ai organisé à Sarcelles (région parisienne), Faya, était à l’affiche aux côtés de Mekki et d’autres encore nous a séduits par ses chansons éternelles.
    Espérons que Faya se remette à chanter dans l’authenticité de la chanson figuiguienne, avec une langue bien à nous.

    Moi aussi je suis exaspéré du comportement incompréhensible du représentant de la culture de Figuig pour ne pas le nommer. D’une façon générale il ne joue pas son rôle de façon équitable. A ses côtés de certains sous-fifres qui veillent au grain pour ne pas laisser place aux oasis amazighes. Comme quoi on n’est jamais mieux trahit que par les siens ! Voudrait-on nous suggérer que les oasis sont forcément arabes et que les habitants de Figuig sont d’origine d’Arabie ? Du Yemen ? Les pan-arabistes figuiguiens ne veulent rien savoir. Ils suivent la thèse erronée de Abed Jabri et ignorent volontairement les écrits d’Ibn Khaldoune.

    Pour information : Sur le programme de cette 6e édition du 4 au 6 mai 2012 du « festival des cultures oasiennes ». Il n’y figure aucun nom d’artiste connu ou moins connu : (« groupes locaux ») peut-on lire sur la plaquette!!!), comme pour y mettre ce qu’on veut ou changer les noms des participants selon les circonstances. Pas de mot « amazigh » … Je présume que ceci n’est qu’un travail d’amateur … Il parait qu’il n’y aura pas de 7e édition.

    Faya n’est pas le seul artiste à ne pas être de la fête. D’autres artistes en herbe ayant toujours habité la ville n’ont jamais été conviés dans ce qu’ils appellent le « festival des cultures oasiennes ». Si ce n’est pas s’en moquer du monde, comme de l’an quarante. Pourquoi ne pas mettre spontanément en exergue, dans toutes les manifestations culturelles, les productions amazighes et en tête d’affiche des artistes figuiguiens d’expression amazighe?!
    A bon entendeur, salut ! Il n’est jamais trop tard pour mieux faire…

  4. Brahim. H dit :

    Il faut que nos artistes enregistrent leurs chansons dans des CD (studio)! Faya Kassou, Faya Bouazza, Mekki Atmane, Faya Amer, Guitare Amazighe et tant d’autres ! C’est l’heure !

    Bon courage Faya, nous t’aimons beaucoup et nous attendons encore de toi !

  5. kka dit :

    Merci Faya et bon continuité.
    nous atendons votre prochain travail avec soife.

  6. MoBourasse dit :

    Merci bien faya, et merci bien figuig news de ne parler de la richesse de notre ville Figuig….Med Orleans.

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