ACCUEIL » Dossier »Portrait » LECTURE EN COURS:

Aux origines du volley-ball à Figuig

août 9, 2015 Dossier, Portrait 6 Commentaires

Au volley, il faut voler (salle couverte de Figuig)

Le volley-ball (VB), un sport très populaire à Figuig, connaît des hauts et des bas selon les générations et les conditions. Depuis des décennies, les jeunes figuiguiens brillent par ce sport au point où ils se sont trouvés à plusieurs reprises face à face dans des clubs représentant des institutions ou des villes différentes. Pour avoir une idée un peu claire sur l’histoire de ce sport dans cette ville, ses débuts, ses heures de gloire, ses difficultés et surtout sa grande popularité, nous avons consulté les deux professeurs qui ont marqué Figuig par leur zèle et leur travail avec abnégation et sérieux : M. Mohammed Atman et Laarbi Elkouch.

Monsieur Mohammed Atman dans son jardin

F-News : Messieurs Mohammed Atman et Laarbi Elkouch, merci d’avoir accepté de jouer au volley-ball avec nous !

Atman & Laarbi : Allez ! A vous la balle !

F-News : Messieurs, vous étiez professeurs de sport à Figuig dès les années cinquante et soixante du siècle passé et vous êtes à la retraite aujourd’hui. A Figuig, le volley semble vous devoir quelque chose ! « Il est de votre famille même » dira-t-on en tamazight. Si vous le permettez, nous remonterons avec vous aux origines de ce sport chez nous et notre première question est : comment ce sport a-t-il vu le jour à Figuig ?

Laarbi : Ses débuts remonteraient aux années soixante. Il y avait, à Figuig, des coopérants français qui enseignaient au collège Sidi Abdeljebbar. Il y avait un certain Rossic, un Peronnet, un André, un Michel, … Ils enseignaient les mathématiques, le français etc. Sidi Abdeljebbar était l’unique collège dans ce qui s’appelle actuellement Province de Figuig et les élèves y venaient de toutes les localités de cette région (Bouarfa, Tandrara, Ich, Talessint,…). Je crois que le grand mérite dans le développement du volley revient, en gros, à M. Atman.

Atman : Le volley se pratiquait avant l’arrivée des coopérants français au collège de Figuig. Il est introduit chez nous par feu mon maître Péchalrieu Robert. Le VB se pratiquait dès sa création en 1957 et non par les coopérants. La preuve est que nous avons participé aux jeux scolaires de cette date. J’ai entendu parler de volley pour la première fois en 1957 chez Péchalrieu qui nous a procuré un filet et des poteaux ! Au début nous ne savions qu’une passe, « tu reçois le ballon et tu l’envoie au camp adverse » puis peu à peu nous bénéficions de stages de formation pas de spécialisation. (15 à 20 jours de stage à Rabat et à Casablanca). Nous apprenions pour nous-mêmes et en même temps nous enseignions nos élèves. Mais il faut dire que le volley s’est développé à Figuig grâce à Laarbi et à moi et surtout grâce à notre travail en synergie.

Laarbi à droite et son équipe (2015)

F-News : Quel est le rôle de ces Français dans la diffusion de ce sport ?

Laarbi : Ces enseignants français étaient affectés ici pour enseigner leurs matières respectives mais ils avaient des connaissances en matière de volley qu’ils pratiquaient bien ici.

Atman : Les coopérants en question aimaient le volley et ils ont contribué à son épanouissement mais ils ne sont pas à l’origine de son introduction ici.

F-News : Vous enseigniez le sport à l’époque ?

Atman : De retour vers Figuig lors d’un congé car je travaillais ailleurs dans le bâtiment, je suis allé rendre visite à M. Péchalrieu Robert qui m’avait enseigné en classe de CM2, à ce moment là, il m’a proposé d’enseigner l’éducation physique car le collège allait commencer. Il faut dire que j’avais une très bonne condition physique. L’actuel collège Sidi Abdeljebbar était le local de l’Ecole du Bâtiment. On m’a désigné donc comme moniteur à cette institution dite aussi Ecole Professionnelle. Quand je suis parti de Figuig, cette école ne dispensait que la maçonnerie mais à mon retour, j’y ai trouvé même la menuiserie. En 1957, ils y ont commencé l’ajustage c’est à dire la fabrication de pièces mécaniques à l’aide de tours. Par la suite ils ont construit deux classes à gauche du collège par rapport à l’entrée ; j’en ai creusé la fondation, encore élève, vers octobre 1953. J’ai commencé donc à enseigner. Il n’y avait pas assez d’élèves à l’école et pas une fille !

Laarbi : En 1962, il y avait un examen sur le sport à Oujda et ils ont pris un élève d’Al-Hoceima, un autre d’Oujda et moi de Figuig ! Nous sommes allés à Rabat pour y subir un autre examen. Ils nous ont retenus, nous les trois ! Nous y avons passé une période de stage ! Début 1963, j’étais affecté à Figuig à l’école Hassania dite Lemderset n Mou Belkhir où on trouvait des classes d’enseignement primaire et secondaire (collège et lycée). Il y avait des enseignants Jordaniens, des Egyptiens et des Syriens qui enseignaient l’arabe, l’islam et les matières dispensées en arabe à l’époque. Cette école n’était pas bien équipée. Deux ans après (63-65), le directeur du collège Sidi Abdeljebbar M. Péchalrieu, un Français, m’a conseillé de passer dans son collège. Je suis passé au collège donc et j’y ai trouvé M. Atman ! Pour le sport, il n’y avait que lui et moi à l’y enseigner !

F-News : Monsieur Atman !

Laarbi : M. Atman c’est quelqu’un qui avait un grand bagage ! Il bouquinait beaucoup ! Il cherchait beaucoup et il s’auto-formait ! Lui et moi, nous nous entendions très bien et cela avait des répercussions sur notre travail et sur nos élèves. C’était vraiment quelqu’un de très bien instruit ! Vers 1964-65, le volley commençait à acquérir le cœur des jeunes à Figuig. Au collège c’était le jeu que les jeunes adoraient le plus !

F-News : Un mot sur vos formations peut-être !

Atman : Nous étions des éducateurs physiques. La matière s’appelait éducation physique. Les élèves bénéficiaient officiellement de trois séances de sport par semaine : deux séances intéressant le corps (partie construite et fonctionnelle avec échauffement et retour au calme bien sûr) et une séance d’initiation sportive. J’ai bénéficié de formations, de stages de perfection etc. en matière de volley, degré de perfection, de perfection supérieure etc. J’ai fait plus de onze stages de formation dont deux de spécialisation VB, des cours de perfectionnement supérieurs reconnus par le Ministère. J’ai également fait un stage de spécialisation au Centre National du Sport à Casablanca/ Bellevue. Une vraie formation ! Là j’ai maitrisé mon métier, on m’a donné des documents (livres) avec lesquels je travaillais.

Toujours vers le haut

F-News : Comment le volley a-t-il pu sortir vers l’extérieur de l’école ?

Laarbi : Comme il y avait des bassins non utilisés ou abandonnés un peu partout à Figuig, j’ai exploité certains d’entre eux pour les réutiliser en guise de stade de volley ! Or, i se trouve que j’avais des amis dans chaque quartier ! Qui étaient ces amis ? Mes élèves ! Au quartier At Qbouch, on jouait dans le jardin Ibeghdaden près de Talepouss, à Mellouk et dans des bassins secs dans la région d’Attareyyet, de Baba Amer, At Aamer, At Lamiiz, At Aaddi etc. Le volley s’est répandu ainsi dans tout Figuig !

Atman : Le sport VB, HB, FB, se développaient avec l’aide précieuse que me fournissaient M. Mostafa Bouazza et M. Mekkaoui Nacireddine. Toutes les soirées des vendredi-dimanche, nous organisions des matchs de hand-ball et de foot-ball hors du collège et ceux de volley-ball dans cette institution. Cela se passait avant l’arrivée parmi nous de Laarbi. Comme on n’avait pas de terrains pour le FB et le HB, l’importance était accordée au VB. Malgré cela nous avons participé aux jeux scolaires régionaux à Oujda avant le départ de M. Péchalrieu en 1961 de Figuig. Il y avait une intense activité sportive, une grande dynamique et beaucoup de spectateurs car cela suscitait beaucoup d’intérêt chez nos jeunes. L’école Hassania fermée, M. Laarbi est muté au collège qui s’appelait à l’époque Collège de Figuig. Il s’est engagé avec nous ! Lui et moi, nous ne constituions plus qu’un seul corps et nous travaillions en synergie ! Nous nous entraînions depuis les mois de janvier de 13h à 13h 45mn en plus de l’ASS. C’est pour cette raison que nos jeunes ont pu accéder à des rangs très importants. Nous faisions des cours théoriques en classe avant la pratique et c’était moi qui m’occupais de ces cours.

F-News : Un tel développement !

Laarbi : Oui, le volley-ball était relativement nouveau, du moins pour Figuig, et il a pu conquérir les cœurs de nos jeunes qu’il a détournés du foot-ball qui était très populaire avant ! Cela ne signifie pas que le foot y avait disparu !

Atman : Il y avait des coopérants français qui travaillaient avec nous et qui aimaient le volley ; avec eux nous organisions des compétitions élèves contre professeurs (Laarbi, un élève, trois coopérants et moi). On jouait aussi contre les équipes de l’armée. Les militaires français, ne jouaient pas de volley à l’époque. Il est devenu ensuite très populaire et il s’est développé hors du collège, notamment à Zenaga, grâce à la dynamique de M. Laarbi. La réussite du volley est due aussi au problème lié au terrain. En effet, c’est un sport qui ne nécessite ni espace très grand ni joueurs nombreux. De plus à Figuig le vent n’est pas très fréquent et ce sport n’exposait pas les joueurs aux accidents. Enfin un ballon de volley résistait mieux que celui de foot et cela nous importait beaucoup car nos moyens étaient très modestes.

F-News : Aujourd’hui, en comparaison avec ces temps de gloire ou cet âge d’or, le volley a beaucoup reculé à Figuig !

Laarbi : Depuis les années soixante jusqu’aux années 80, il était très diffusé !

F-News : De là sa diffusion dans la région ?

Laarbi : Nos élèves partaient pour Oujda afin d’y poursuivre leurs études et ils se sont trouvés à plusieurs reprises entrain de jouer au nom de leurs lycées. Ils s’affrontaient entre eux qui représentaient des lycées très différents : Abdelmoumen, Ziri, Omar etc. Les Figuiguiens jouaient contre les Figuiguiens quoi !

Atman : Aux jeux régionaux, on trouvait des groupes constitués dans leur totalité (100%) de Figuiguis contre d’autres Figuiguis. Des Figuiguis se trouvaient donc face à des Figuiguis dans plusieurs compétitions de volley. Peut-être faut-il rappeler que nous avons participé aux jeux nationaux une fois à Rabat et même ailleurs.

F-News : Le départ des élèves vers Oujda était une hémorragie pour Figuig ?

Laarbi : Quand une promotion partait vers Oujda, une autre lui succédait et le volley gagnait en popularité au détriment du foot ! Nous avions des jeunes qui ont été admis dans l’équipe nationale : Mani Khadir, par exemple, a été parmi l’équipe nationale du volley qui était allée en Algérie dans le cadre de ce qui s’appelait les Jeux Arabes. D’autres talents se sont fait remarquer ; ils étaient excellents !

Atman : Dès la première année du collège, on formait une pépinière de jeunes et le niveau s’améliorait toujours davantage. A Figuig, on ne faisait pas long feu puisque chaque fois qu’on formait d’excellents joueurs comme Khadir, Boutkhil, Marzouki, Ziani, et d’autres qui sont nombreux, ils allaient poursuivre leurs études de lycée à Oujda et nous les perdions.

F-News : La période de la chute ou de la décadence !

Atman : La mentalité a beaucoup changé ; les profs et les élèves ne donnaient plus d’importance à l’EPS comme chez les anciens. Est ce que les séances d’EPS se font comme avant ou suivant des textes officiels en vigueur et qui auraient considérablement changé ? Il n’y a guère de conscience citoyenne, humaine, familiale chez nous dans le milieu figuigui comme chez les générations passées. Plusieurs sports ont complètement disparu et la situation s’est vraiment dégradée (poids, javelot, corde, sauts, gymnastique, etc.)

Laarbi : Nous avons deux collèges et deux lycées mais le volley a reculé ! Malgré toute l’infrastructure et les moyens dont nous disposons aujourd’hui, le volley a beaucoup reculé. Avant, nous ne disposions de rien : un bassin hors d’usage était un stade …! On jouait dans des terrains qui n’avaient rien en dehors de la caillasse. On tressait manuellement nos filets. Nous avions trois ballons dans un collège dont le nombre d’élèves frôlait les six cents ! Mais… il y avait l’amour du travail chez nous et les élèves étaient très motivés !

F-News : Le responsable de ce déclin ?

Atman : Le déclin n’est la responsabilité de personne mais il revient probablement à mon départ vers Bouarfa en 1977. Laarbi s’est trouvé seul donc paralysé de mon aide. Et comme on dit chez nous « une seule main n’applaudit pas » !

Laarbi : Très difficile à dire ! Accuser les enseignants ? Je ne le peux pas ! Les élèves ? Loin de là ; ils sont petits et ils font ce que les adultes veulent faire d’eux ! Ils ont besoin de formateurs !

F-News : Donc c’est, normalement, aujourd’hui que le volley devrait se développer !

Laarbi : C’est, normalement, aujourd’hui que le volley doit être de haut niveau ! Nous avons toutes sortes d’équipements : terrains, ballons…. ; les élèves sont à notre disposition !

F-News : Les adultes se désengagent-ils ? Il n’y a pas de sacrifice ?

Laarbi : C’est exactement de cela qu’il s’agit. Avant, nous travaillions, M. Atman et moi, pendant toute la semaine et nous travaillions même les après-midi du samedi et les dimanches pour les préparations des jeux scolaires ! M. Atman avait parfois des maux de tête mais il n’est jamais allé chercher de certificat médical ! Pour vous dire ! Il travaillait avec zèle et abnégation ! C’était un homme extraordinaire : un homme hors pair ! Regarde comment il est pour ses quatre vingt ans.

F-News : Un mot sur le volley au féminin !

Atman : Les filles ne pratiquaient pas d’éducation physique au collège car la société de Figuig était très conservatrice de ce côté et pourtant toutes nos filles avaient de bonnes conditions physiques en raison du travail à la maison, au jardin et aux sports qu’elles pratiquaient toutes jeunes, toutes seules dans les ruelles de leurs ksour. La tenue sportive était mal vue ! La robe n’est pas faite pour le sport ! C’est vers les années 70 qu’elles ont commencé à pratiquer le sport de façon encore un peu timide.

Laarbi : D’abord, les filles n’étaient pas nombreuses au collège car on ne les laissait que rarement continuer leurs études et elles étaient moins enclines au sport scolaire ! C’est vrai, nous ne les impliquions pas dans le jeu et nous les laissions un peu à l’écart ! Il faut seulement préciser que les filles de Figuig, hors de l’école, étaient d’excellentes sportives surtout en matière de gymnastique !

F-News : C’est tout à fait l’inverse aujourd’hui ?

Laarbi : Tout a fait l’inverse ! Il faut dire que nos filles s’imposent malgré tout ! Elles ont l’amour du travail et du travail bien fait ! Elles nous ont honorés avec leur première place au championnat du Maroc l’an dernier ! Et ce n’est pas tout ! Elles n’ont pas dit leur dernier mot !

F-News : Pourquoi ?

Laarbi : Elles ont bien profité des moyens de l’Association Oasis et du lycée My Rachid ! Aujourd’hui, la tendance est inversée : les filles avancent et les garçons reculent ! Le nombre de filles qui adhérent à l’Association Oasis (AOSF) est impressionnant ! Les filles ne sont plus ces créatures timides léguées au second rang mais des jeunes très dynamiques, très ouvertes et elles s’imposent très bien ! Nous avons beaucoup d’espoir grâce à elles ! Elles voyagent seules pour nous représenter loin de Figuig : chose qu’on ne pouvait jamais imaginer avant.

F-News : Les difficultés !

Atman : Pour développer le volley-ball dans la Province et à Figuig en particulier, on doit former les clubs dans le primaire, organiser des championnats locaux en hand-ball, en volley-ball etc. puis à l’échelle de la Province. Il faudrait aussi créer une cellule de réflexion constituée de professeurs de sport de Figuig et surtout créer des institutions supérieures au niveau de la Province de Figuig pour que les jeunes restent chez eux et pour que la province profite de leurs formations.

Laarbi : Eh oui, un point très négatif ronge le sport chez nous : c’est les vieilles querelles disons « tribales » entre certains adultes qui tend à casser tout effort ! Ces luttes risquent de tout compromettre ! Heureusement, nos jeunes défient ces mentalités ! Le sport doit nous unir au lieu de nous disperser !

F-News : Un dernier mot !

Atman : Un grand merci à M. Benamara qui tente de réécrire la mémoire collective de Figuig. Les Figuiguis et leur ville restent la lanterne qui brille toujours pour notre pays des temps préhistoriques jusqu’à l’éternité. Je suis disposé à dialoguer avec n’importe qui et surtout avec M. Benamara qui a montré sa grande capacité dans ses écrits et en tant que prof.

Laarbi : Un grand merci pour vous Hassane et beaucoup de succès pour votre journal !

F-News : Un grand merci pour vous également ! Nous vous souhaitons une longue vie et beaucoup d’énergie pour éclairer les générations futures !

 

Entretien réalisé par Hassane Benamara

Figuignews.com 2015

Actuellement il y a "6 commentaires" sur cet article:

  1. Atmane Omar dit :

    Salam
    Un grand merci à Hassane,qui entretient la mémoire de figuig dans ses multiples sujet.
    Cet article rend hommage à mon père qui m’a passé le virus du volley-ball….j’ai pratiqué ce sport pour plusieurs années …. Je profite de l’occasion pour passer un bonjour à mes professeurs d’éducation physique Mohammed Lali et Mahmoud kassou et larbi alkouche….et en particulier mon père Mohammed Atmane Qui reste m’a fiereté et mon guide….

  2. maali dit :

    bon soir a toutes et a tous; vraiment des figures comme si Mohammed atmani et mrs laarbi restent dans notre mémoire;
    c est la 1ere fois que je comprend pourquoi mr atmani m avais donner une fois un conseil en construisons un mur;
    leurs parcours est passionnant; sachez mrs que
    vous avez laisser derrière vous une traçabilité pas que dans le sport mais au delà votre personnalité est une identité régional et national .
    on est fière de vous via ce journal exemplaire;

  3. Med Alifdal dit :

    Cher ami Hassane,
    Je tiens l’occasion de te remercier infiniment d’avoir pioché dans ce fameux passé qui me parait déjà lointain. Une époque où j’étais élève et je me rendais dans cet établissement. Là, le volley-ball a subi des changements considérables grâce à l’un des coopérants français qui est arrivé à Figuig dans les années soixante. Il était professeur de français et a été un joueur du club sportif Saint Etienne en France. Il s’appelait Rossic.
    Cet article m’a profondément touché car j’étais à l’époque, parmi les trois excellents joueurs de volley-ball dans la ville: Haja larbi, Boukhris Mostafa et moi. Nous avons participé au développement de ce sport dans notre ville Figuig. On accompagnait partout les coopérants, Atmani et Larbi, nos professeurs à qui je rends hommage en leur espérant bonne santé et longue vie. Ils étaient vraiment sérieux, travailleurs et ils aimaient leur métier.
    On a joué contre l’équipe des forces armées royale de Figuig. On a fait une bonne partie contre l’équipe des FAR à Berguent; on les a battus et ils nous ont invités à un déjeuner copieux. A Oujda, pendant les jeux scolaires, toutes les équipes de la région craignaient jouer contre l’équipe du collège de Figuig vue sa réputation.
    On jouait au volley-ball quotidiennement durant toute l’année scolaire outre les ASS. Au moins un match par jour pendant les récréations.
    Le volley-ball existait depuis longtemps à Figuig comme l’a signalé Monsieur Atmani, mais la présence du coopérant Rossic lui a donné un coup de pousse. On a assisté à des séances de formation sous sa surveillance. On a appris de nouvelles techniques surtout les smaches et l’extension, les attaques et les contre-attaques, les feintes, le placement et le déplacement des joueurs dans le terrain etc.
    Malheureusement, les autres disciplines n’ont pas eu leur part de soins et d’attention comme le volley-ball qui s’est développé d’une manière considérable.
    Med Alifdal

  4. Hassane dit :

    Pour Med Alifdal,
    Témoignage très intéressant de la part de quelqu’un qui a vécu les glorieux moments du volley à Figuig ! Que d’autres se manifestent pour redonner vie à notre mémoire à nous tous !
    Merci Med pour ce témoignage et ce complément d’information !

  5. Ahmed Lamaiz dit :

    Salam alikoum le volley ball à figuig doit suivre l’évolution imprimer par les grands club marocain et investir à l’encadrement de nouveau entraîneurs qui peuvent donner l’envie et l enthousiasme à la jeunesse figuigui pour représenter la ville au niveau nationale et là j insiste sur l’union entre ksar et si c’est possible de recréer les clubs des ksars comme fut avant et le fruit du travail a été vu au championnat arabe des jeunes la convocation de Ahmed karoum en équipe nationale et haddad driss comme juge de ligne reste une fierté pour la ville et j’ai une pensée à un monsieur qui a donné beaucoup au volley ball à figuig Ahmed chikhi .

  6. Amokrane dit :

    Ce texte peut se lire comme une investigation quant à la pratique du volley-ball à Figuig. J’ai été enseignant de français à Bouarfa, fin des années 70, aux côtés de monsieur Ataman Mohamed comme surveillant et son frère Bennacer comme professeur de français comme moi. Au passage, je dois avouer que la photo de Si Mohamed me fait un drôle d’effet, vu qu’il a très peu vieilli.
    Monsieur Atman a essayé de relancer le volley au collège Al Fath, mais ça n’a pas pris, malgré le soutien que lui apportaient les profs d’EPS et quelques collègues (originaires de Figuig) en poste à l’époque. Y manquait peut-être l’âme de Figuig et la passion des jeunes joueurs.

    P.S.
    Me tromperais-je si j’avouais que j’ai retrouvé monsieur Atman quelques années plus tard au collège Pasteur à Oujda?

Recherche sur ce site:

Categories

Calendrier

juillet 2017
L M M J V S D
« Juin    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Archives

COMMENTER CET ARTICLE:





Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.