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Marche « ras-le-bol d’une population contrainte à l’exode et à l’exil »

mars 8, 2016 Actualité 6 Commentaires

marche du 08 mars 2016

Le dossier de clôture de Figuig et ses régions n’avance pas, ce sont les engins de dépossession d’une région qui avancent ! L’espoir suscité par la nouvelle d’arrêt de travaux se dissipe et laisse place à la colère. Une colère placée sous le signe « ils nous contraignent à l’exode et à l’exil »

Couleur Guantanamo

La colère a monté ce jour de 8 mars contre cet avenir de ville-cage, ces autorités qui ne dialoguent pas et ces politiques qui étranglent cette ville depuis l’indépendance du pays. Cette fois les manifestants ont choisi d’autres formes d’expression pour mettre en relief les conséquences dramatiques des politiques marocaines qui ont conduit à l’exode et à l’exil massifs de la population de cette région !

Départ, place Tachraft

Les débuts de la marche

Place Aderras

La marche a impliqué l’ensemble de la ville (ksouriens et nomades) et a traversé l’artère principale de la ville. Elle a commencé à Zenaga pour se compléter à Figuig d’en Haut. La foule a contourné la ville via At Nnej, Kachtine, Laqnader, Tachraft, Ladouane, Baghdad, Place du Pachalik, Lfilaj, pour arriver enfin au barrage de police situé dans l’unique sortie-entrée de Figuig, un lieu qui symbolise l’embargo qui frappe la ville de plein fouet depuis des décennies. La marche a pris ensuite le retour vers le rond-point d’entrée à Figuig près de la gendarmerie pour y finir vers le coucher du soleil. Lors de la marche, on pouvait entendre et lire des slogans hostiles à l’enclavement de la ville, à l’embargo qui la frappe, aux grillages, au mutisme de l’Etat marocain… sur des pancartes et sur des vêtements de manifestants.

La marche a commencé vers 16 heures 30 mn pour s’achever deux heures plus tard. Par ailleurs, il faut préciser que  la population de Figuig est excédée par l’avenir incertain qui attend sa ville et le passé de dépossession continue qu’elle a connu sous un silence très complice et très étouffant de la part de ses responsables.

« Nous partons chez notre roi ; personne n’est mal traité chez lui »

Nous partons sur notre âne

« Nos aux grillages »

« Ils nous poussent à l’exode »

Free Figuig

Non aux grillages

Les villes prospèrent, Figuig agonise

En moto

Non à l’expropriation

Toutes sortes de véhicules

Direction barrage de police

« Ville sous embargo »

Non à l’embargo

Non aux fossés de séparation

Direction barrage de police

On quitte Figuig contraints

Retour vers Figuig, le barrage nous étrangle

Ils ont contraint même nos montagnes à l’exile

Kachtine

Place Boukhoud

Vers les cimetières Boukhoud

Boukhoud, les cimetières

La nuit tombe

C’est l’heure de rentrer

Figuig – Ich, même problème, même combat

Figuignews.com 2016

 

 

Actuellement il y a "6 commentaires" sur cet article:

  1. Selima dit :

    Lisez cet article
    Le Maroc veut ériger une muraille de barbelés à la frontière algérienne
    lundi 2 décembre 2013 / par Enoch El Fassi

    Le Maroc met les bouchées doubles dans sa lutte contre l’immigration clandestine. Le gouvernement entend ériger une muraille de barbelés entre le Maroc et l’Algérie afin d’empêcher les migrants subsahariens d’atteindre les enclaves espagnoles de Mellila et Ceuta.
    Le gouvernement marocain prévient, la muraille de barbelés qu’il entend faire construire à la frontière entre le Maroc et l’Algérie n’est pas un énième pic lancé entre voisins, mais aurait pour seule fonction de dissuader les migrants subsahariens. Pour freiner l’immigration clandestine, le Maroc aurait pour projet d’ériger une frontière de barbelés sur 450 kilomètres de frontières avec l’Algérie. Cette frontière doit empêcher les migrants subsahariens d’atteindre les enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta. A plusieurs reprises, l’Etat marocain a reçu des pressions de la part de l’Union Européenne et tout particulièrement de l’Espagne, afin qu’il renforce la surveillance de ses frontières. L’Espagne a d’ailleurs salué cette initiative, non confirmée officiellement à Rabat, rapporte le quotidien Akhbar Al Youm. Le Délégué du gouverneur de Melilla, Abdelamlik El Barkani, un Espagnol d’origine marocaine, a expliqué que « la pose d’une ligne barbelée le long de la frontière nord du Maroc avec l’Algérie permettrait d’empêcher l’entrée de Subsahariens sur le territoire marocain et de réduire, en même temps, la pression migratoire qui s’exerce sur Ceuta et Melilla ».
    Les migrants comme alibis ?
    Il sera probablement compliqué pour les autorités marocaines d’expliquer au gouvernement algérien que la construction d’une frontière longue de 450 kilomètres, allant de la ville côtière de Saïdia, au nord, à Figuig, au sud, aura pour unique fonction d’empêcher le passage de clandestins. La thèse selon laquelle ce projet marocain serait une réponse à l’Algérie, qui entend sécuriser ses frontières avec le Maroc, en creusant des tranchées sur une distance de 700 kilomètres, circule déjà.
    Ce projet aurait été initié par le commandant de la gendarmerie royale, Hosni Benslimane, l’inspecteur général des forces armées royales, Abdelaziz Bennani, et le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad. Les trois protagonistes se seraient retrouvés à Oujda, ville frontalière de l’Algérie, pour discuter de cette future muraille de barbelés, selon des médias marocains. Cette réunion secrète, puisque aucune annonce n’a été faite, a été vivement commentée sur la Toile.
    Cette seconde hypothèse n’a en tout cas pas empêché des ONG marocaines et internationales de dénoncer ce projet qui constitue, selon elles, une volonté de nuire aux Subsahariens. D’après elles, cette frontière de barbelés servira « les activités des mafias spécialisées dans le trafic en tout genre », notamment celui des personnes. De plus, elle obligera les migrants à emprunter d’autres passages où « le risque est encore » plus dense, dans un désert jonché de mines et en Mauritanie où s’activent « des réseaux de trafics particulièrement dangereux », estiment les ONG.
    AFRIK.COM

  2. Ahmed dit :

    Attention ! De gros moyens arrivent vers Figuig et des travaux de grandes envergures commencent déjà à qlqs kilomètres de la ville !

  3. Mostefa dit :

    Bonjour à toutes et à tous,
    D’abord je me permets de dire à Selima qu’il est toujours préférable, pour la clarté des choses, de mettre entre guillemets des citations afin de distinguer ce qui est de celles-ci et de ce qui est des commentaires personnels. Je ne vois d’ailleurs pas de commentaire personnel de Selima, à moins si j’ai la berlue.

    Je voulais intervenir sur le caractère motorisé et un peu discriminatoire (peut-être sans aucune intention de la part des organisateurs) de la présente manifestation à Figuig.

    Quand j’ai envoyé un commentaire sur un réseau social remarquant l’absence total de 50 % de la population de Figuig, à savoir les femmes, j’ai une réponse où une fille/femme me répond que la cause de l’absence des femmes est le fait qu’elle ne sont pas associées à l’organisation des manifs, d’une part et d’autre part, qu’on n’a pas pensé à les transporter sur leurs véhicules comme témoignent les photos de cet article et, de toutes les façons, dit-elle, les manifs doivent se faire à la marche à pieds. Elle a tout-à-fait raison cette fille/femme, il faudra désormais absolument remédier à cet état de fait et faire participer les 50 % (plus ou moins) de exclues de la société.

    Ma dernière remarque, est non des moindres, est de dire, ici ,que ces itinéraires empruntés par les manifestants motorisés doivent avoir juste un rôle de sensibilisation des populations pour les appeler à des regroupements pour des marches, à pieds, réitérées pendant une période de temps suffisante, ces marches qui se dirigeraient principalement, vers les bords de Zouzfana et d’autres vers Taghit, etc.

    Enfin, les figuiens n’ont pas trop l’habitude de manifester, il est vrai, mais je trouve encore une fois, sur les vidéos, dans les mêmes manifestations à Figuig, que les slogans scandés ne sont pas du tout adaptés, il en faudra toute l’ingéniosité des personnes dirigeantes et des organisateurs. De plus bannir le monopole des barbus et leur influence est un devoir citoyen. Ceux-là qui ne cherchent qu’à profiter des occasions pour brandir et scander leur dada et détourner les causes tout à leurs intérêts, un intérêt idéologique aujourd’hui dangereux. C’est La règle chez eux d’être bien présents, partout où ils sévissent, et on a vu d’autres …

  4. Selima dit :

    Merci Mostefa pour votre remarque et je dois m’associer à vous pour dénoncer l’absence de l’élément féminin dans tout ce qui se passe à Figuig. Même dans les réunions, on n’associe pas les femmes ! Il faut un remède à cela et que les femmes s’impliquent plus !

  5. Mostefa dit :

    Selima, cela ne dépend que de vous les femmes ! il est vrai que la société est trop rigide, mais il faut y aller ! Cassez les tabous et les frontières ….

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