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Eloge de l’analphabétisme

avril 10, 2010 Actualité 2 Commentaires

Qu’est ce qu’être analphabète ? C’est une question qu’on se pose souvent et pour laquelle on n’a pas trouvé de réponse tellement le monde évolue ! Il évolue au point même où aujourd’hui, on se pose une autre question : à quoi sert de ne pas être analphabète ? C’est du jamais entendu au Maroc.

L’école de l’oubli ou l’école de l’aliénation

Qu’apprend-on à l’école marocaine ? Des langues étrangères oui toutes étrangères, l’histoire des autres pays, les mathématiques bien sûr, les plantes et les animaux des autres pays…

On doit apprendre des autres, c’est cela l’ouverture de l’esprit. Mais, qui sont ces autres et qu’ont-ils à nous apprendre ? Il s’agit bien entendu de ces fameux étrangers qu’on apprend à vénérer au point où tout écrivain ou artiste non-marocain devient digne de vénération à l’extrême et au point même où on fait croire aux gens qu’ils sont tous originaires de ces contrées lointaines et que leur pays n’a été que tardivement crée par dieu, géographiquement parlant.

On se croit encore à des époques protohistoriques et on continue à imaginer encore ces fameux Phénicien, Assyriens, Babyloniens, Pharaons ! L’Orient est la source du soleil, du savoir, de l’art et de la vie. Le reste du monde croupit encore dans l’ignorance.

L’école marocaine est très ouverte sur le monde mais ouverte au point où elle ne voit pas où elle se trouve. Un élève marocain connaît tout sauf lui-même et la culture de sa terre. Il se sent étranger chez lui : il est fait pour vivre ailleurs… Il ne connaît rien de l’Histoire de son pays, de son architecture, de sa musique, de sa culture… bref il est bâtard lui qui a une origine d’une profondeur ! D’ailleurs la télévision marocaine est là pour tout complément d’information : avec des budgets marocains on encourage les non-marocains ou faute de non-marocains, ceux qui, parmi ces fameux jeunes porteurs de projets, veulent imiter les étrangers. C’est l’art de reproduire la médiocrité à l’infini. Des budgets pour créer des perroquets. C’est aussi ça la créativité. Les artistes ou les talents marocains doivent s’exiler pour être découverts à l’étranger pour qu’enfin on crie au « génie marocain » de l’étranger ou à « l’émigration des cerveaux ». Pour être quelqu’un dans notre pays, il faut s’exiler. Les autres, eux, ils sont dignes de subventions et de dons de quelques millions d’euros ou de dollars seulement.

A l’école on apprend tout sauf l’essentiel : nous et notre milieu.

 Le mérite d’être analphabète

Quand on est analphabète, on est dans un paradis et dans une quiétude ! On n’attend rien, on sait qu’il faut aller directement dans un bureau et se battre, on ne se casse pas la tête avec ces lois faites pour être violées par ceux-là même qui les font. On ne croit pas aux vertus de cet écrit mais, malheureusement et c’est là le seul défaut de l’analphabétisme, on ne voit pas et on ne sent pas ce bonheur et ce mérite car on se croit inférieur à ces gens arrogants et orgueilleux qui connaissent les mondes étrangers, qui se croient originaires des pays lointains et qui ne parlent pas comme le peuple …

 A quoi sert l’écrit ?

On se demande plusieurs fois à quoi pourrait servir de savoir écrire ou lire. Quand on circule dans les routes marocaines, on ne trouve aucune indication ou alors des indications erronées. Un homme qui sait lire se trompe et se perd souvent. Pour remplir un formulaire, on n’accepte pas que vous le remplissiez vous-même mais qu’il soit rempli par un agent recruté et agréé officieusement moyennant dix à vingt dirhams sinon, vos papiers sont refusés. Ce qui est écrit dans une publication n’a aucun sens du moment qu’il n’est accompagné d’aucune responsabilité. Au travail, vous signez des circulaires et vous exécutez des consignes orales qui parviennent à vous par voix hiérarchique : le premier dit au dernier. Les indications dans les routes ne sont que des pièges pour faire payer les automobilistes…

On dit au Maroc : qui sait parler ne se perd pas « Lli b elsanou ma yetlef ». Cela résume tout : il faut parler. Lire ou écrire ne servent à rien. Et le pire c’est qu’à des hauts niveaux, on ne se sert pas de l’écrit. Tiens ! Vous écrivez à un bureau quelconque, à une université, à un institut, à une grande école, au dépôt légal, à la mutuelle, à un ministère, à une association, à un organisme chargé de protéger les citoyens, à une banque, à une agence de téléphone, à qui vous voudrez au Maroc vous n’aurez pas ou jamais de réponse. Vous l’aurez dans le seul cas où votre nom résonne comme le nom de quelqu’un d’influent ou lorsque vous allez acheter. L’écrit ne sert à rien du tout c’est un trompe l’oeil. Et à force de déceptions vous tombez malade de cette maladie psychique dite la bureaupathie. C’est l’un des nombreux symptômes de la seule, l’unique et vraie bureaucratie.

 Qu’est ce que la bureaucratie alors ?

A force d’écrire à des bureaux, à force de leur téléphoner, à force de les contacter directement et indirectement vous finirez par comprendre ce qu’est la bureaucratie. C’est tout simplement cette petite équation mathématique : M + R = B (Marocain + Responsabilité = Bureaucratie). Faut-il alors démarocaniser les responsabilités ? C’est une très bonne question à laquelle je n’ai pas de réponse.

Hassane BENAMARA

www.Figuignews.com

SM le Roi inaugure une Maison de la culture à Figuig

décembre 16, 2009 Evénement Pas de Commentaires

sm-figuig-151209-1-MFiguig, 15/12/09- SM le Roi Mohammed VI a procédé, mardi à Figuig, à l’inauguration d’une Maison de la culture réalisée pour un coût global de près de huit millions de dirhams.

Après avoir dévoilé la plaque commémorative et coupé le ruban symbolique, SM le Roi a effectué une tournée dans les différentes dépendances de ce nouvel établissement qui comprend notamment un espace d’exposition, une salle de conférences et de projection (160 places), une salle multimédias, une autre de lecture, un espace pour enfants et un atelier d’art plastique.

La création de la Maison de la culture de Figuig, d’une superficie totale de 2.300 m2, est le fruit d’un partenariat entre le ministère de la Culture, la Commune urbaine de Figuig, l’Union européenne, l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de l’Oriental et la province de Figuig.

Cet espace à vocation éducative et culturelle, qui a été réalisé en l’espace de 12 mois, ne manquera pas d’améliorer l’accès de la population locale aux structures d’animation culturelle et artistique comme il servira de cadre propice à l’émergence et à la promotion des talents.

La réalisation de cette nouvelle Maison de la culture s’inscrit dans le cadre d’une approche visant la lutte contre l’exclusion et l’analphabétisme dans les milieux défavorisés par l’éducation permanente de proximité, l’animation culturelle et les activités de loisir.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme destiné à la consolidation du maillage culturel du Royaume à travers la sauvegarde du corps social face aux mutations que connaît la société et la promotion de l’accès aux activités et structures culturelles.

A cette occasion, le ministre de la Culture, M. Bensalem Himmich a présenté à SM le Roi un ouvrage intitulé « Patrimoine mondial de l’UNESCO: les sites marocains », de même M. Mohamed M’barki, directeur général de l’agence pour la promotion et le développement des préfectures et provinces de l’Oriental a présenté au Souverain un livre intitulé « Figuig: la ville oasis de l’Oriental marocain ». Un troisième ouvrage a été également présenté au Souverain par l’universitaire Mme Saliha Rhou intitulé « les poètes de Figuig ».

 

Source : MAP

http://www.map.ma/fr/sections/activites_roi/sm_le_roi_inaugure_u_13/view

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