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Taghit de Figuig ou la fin de l’Histoire

décembre 17, 2009 Dossiers 2 Commentaires

Taghit est l’un des lieux de Figuig occupés par l’homme depuis la préhistoire. Il est très riche en matière d’archéologie et il est l’un des premiers sites préhistoriques de la région à être connus par la communauté scientifique internationale sous le nom de Col-de-Zenaga. Localement cette région est « sacrée » avec ses quatre-vingt-dix-neuf saints (oualis) mais apparemment aujourd’hui, on ne veut plus d’elle !

Hassane BENAMARA  Http://www.figuignews.com

 

dos_tffh_01Taghit, une vue.

Une Histoire très profonde

Taghit de Figuig ! Oui dans cette note il ne s’agira pas de l’autre Taghit du sud de Bechar en Algérie, elle aussi très riche en matière d’Histoire. Taghit de Figuig donc est d’une importance capitale pour la préhistoire de l’Afrique du Nord. Elle renferme le fameux bélier à sphéroïdes, des inscriptions tifinagh et des chars rupestres pour ne citer que ceux-là. Elle constitue avec Zouzfana les premiers lieux occupés par l’homme dans cette région et c’était un point de passage incontournable vers le Grand Sud. Certains intellectuels figuiguiens attribuent, à tort, le site de Taghit (Tadrart n Hemmou Hekou Chaïta) aux Egyptiens qui auraient occupé cette région, d’autres le romanisent tout simplement par allergie à tout signe berbère. Au niveau scientifique, en dehors de certains français surtout les militaires du début du vingtième siècle, qui en voyant le bélier à sphéroïde de Figuig ont pensé à celui de l’Egypte, personne ne parle d’Egypte dans ce coin du monde et le « mouton » d’Egypte n’a rien a voir avec celui de Figuig. A cette époque l’archéologie était encore à ses débuts et beaucoup plus proche de la littérature que de la science. Les Egyptiens anciens n’ont jamais foulé cette terre et les romains non plus ; en tout cas nous ne disposons d’aucun indice pour affirmer de tels « certitudes ».


dos_tffh_02Bélier à sphéroïdes de Taghit, une tour de guet et le reste d’un four à chaux.

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Obélisque qui remonte au temps des Pharaons. C’est la seule preuve que les Egyptiens étaient à Figuig. Tronc d’arbre sans feuilles avec une base constituée de toutes sortes de poubelles.

 

 

 

 

 

De la préhistoire en passant par la protohistoire, cette région a toujours été occupée par l’Homme et a connu toutes les périodes de la chasse à l’ordinateur (de l’homme chasseur-cueilleur à l’homme casseur-pollueur). On se souvient encore à Figuig de la fameuse héroïne Leïla et de son amoureux Amer (une sorte de Roméo et Juliette de Figuig) qui habitaient le ksar de Taghit.

Cette région qui a connu toutes les périodes historiques a malheureusement aussi connu toutes sortes de pillages et de défiguration : des cimetières de Tighedouin et de bien d’autres coins ont été éventrées, vidées de leurs substance et complètement défigurés pour d’éventuels trésors. Ses pierres et ses stèles funéraires ont été déplacées ou récupérées pour être réutilisées dans le ksar de Zenaga et ses jardins.

dos_tffh_04Une partie du système de récupération des eaux dit « tanoutine ».
 
 
dos_tffh_05Foggaras (Tissefline) vues d’en haut.

dos_tffh_06Une palmeraie verdoyante et très dense

Viennent les temps modernes avec la colonisation française ; des batailles ont bien vu le jour dans la palmeraie de cette région. Les français d’alors ont vite compris qu’une guerre dans la palmeraie signifie une défaite cuisante devant une petite population démunie et ils ont opté pour la montagne et le bombardement de Zenaga en 1903. Figuig est vaincu et plusieurs de ses terres lui ont étés confisqués. C‘est l’heure des indépendances, les Figuiguiens sont chassés de la partie sud de Taghit (Taghit n Wadday) qui fait partie aujourd’hui du territoire algérien contrairement à la minuscule Taghit d’en haut ou du nord(Taghit n Oujenna) qui est restée marocaine. Les sites préhistoriques avec leurs belles gravures rupestres ne sont plus accessibles, les palmiers dattiers de la partie sud ont rendu l’âme, les bassins sont séchés, les fouggaras effondrées, les fellahs remplacés par les militaires, les pioches et les faucilles ont cédé la place aux mitraillettes et aux baïonnettes et les postes militaires y poussent comme des parasites là où jadis on plantait des carottes et des navets. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les autorités marocaines achèvent le tout en interdisant l’accès au petit périmètre qui reste aux figuiguiens : les années de plomb obligent.

dos_tffh_07Taghit d’en haut.

Ce qui est intéressant avec les colons français c’est qu’ils empruntaient, pour passer de Figuig à Beni-Ounif, la route qui passe sous la montagne Taghla évitant / respectant par là la palmeraie et les cimetières.

dos_tffh_08La route qui relie Figuig et Beni-Ounif passait autrefois sous la montagne Taghla pour éviter les palmiers et les cimetières.

 Les français sont partis et les marocains de l’indépendance ont bien osé changé de route en traversant la palmeraie avec tout le massacre des palmiers et des cimetières que cela a entraîné et cela à une époque ou un passé où on ne parlait pas d’environnement. Mais quel présent !…

Un présent exécrable

Aujourd’hui, Taghit du nord est une véritable décharge et les malheureux palmiers dattiers qui nourrissaient les Figuiguiens autrefois sont transformés en véritables mannequins pour les derniers modèles de la haute couture « poubellisante ». Tout est sale et toutes sortes de saletés s’y trouvent : plastique, carton, charognes, verres, fers, médicaments usés, … Un paysage à ne pas voir ! Les gens continuent à y mettre leurs poubelles ou à la jeter dans l’oued Ighzer Ameqqran qui transporte tout et accroche tout aux palmiers.

dos_tffh_09Qui oserait soutenir que Taghit est propre ? 
 
dos_tffh_10Pissotière ou égout ? Comme on veut. C’est à Taghit.

Les égouts aussi ! Tout le monde croit qu’il n’y a pas d’égout à Figuig. Eh oui, il y’en a quand même une ligne (pour justifier certains budgets détournés) qui, à des moments, devient opérationnelle et dégage les eaux usées de certains coins très précis.

Les responsables à Figuig veulent à cor et à cri et à tous prix que ce lieu loin à peine de deux cents mètres des dernières maisons du sud de Zénaga soit un terminus pour les égouts de Figuig et ceci en 2009, c’est à dire une fosse septique, elle qui normalement constitue un poumon de cette ville-oasis. Si Taghit a fait notre fierté, nous, nous faisons son malheur et sa honte !

dos_tffh_11Taghit sud : aucune trace de vie d’autrefois et des postes militaires(en rouge) qui veillent à ce que la mort règne.
  dos_tffh_12Après la barrière (mur de Berlin) commence Taghit sud ou l’hécatombe pour les palmiers.

La leçon de Taghit

Taghit qui n’est pas seulement un patrimoine régional mais national et même universel prouve à quel point Figuig est ancré dans le passé et à quel point cette ville a une origine et une histoire dont personne ne connaît le début. Avec Taghit, on peut même parler de l’Homos-Figuigus comme on parle de l’Homo-Sapien. Elle peut nous renseigner, entre autres, sur des techniques ancestrales qui contribuaient à contrecarrer les oueds qui nous terrifient aujourd’hui avec notre technologie, nos budgets et nos savants. Les « tanoutine » sont une véritable leçon pour ceux qui veulent lutter contre la désertification et pour ceux qui veulent préserver les eaux… Tant de leçons et la dernière qu’elle peut nous donner c’est celle d’aujourd’hui : nous sommes tout simplement trop sales et trop ignorants et nous sommes entrain de tuer une de nos fiertés nous qui nous croyons très instruits !

dos_tffh_13Des systèmes ingénieux pour préserver l’eau des oueds.
dos_tffh_14Une vue de Taghit nord.

Taghit en 2015

C’est 2015, un Figuiguien qui avait quitté Figuig en 2008 est revenu de l’étranger. Comme il s’ennuie un peu à Tachrafte, il se dirige vers Taghit et en s’approchant de ce lieu il ne peut croire ses yeux ! Ce n’est pas Taghit qu’il a connu ! C’est un grand parc naturel doublé de musée à ciel ouvert avec des animaux qui vivent en paix à côté des hommes, des indications sur les tombes, sur les restes de murs et même sur les palmiers, des indications sur ce fameux système de récupération des eaux des pluies qu’on appelle scientifiquement « tanoutin » car la communauté scientifique a adopté ce mot berbère. Des coins pour se reposer, pour méditer, pour manger, pour revivre l’histoire de cette région en 3D !!! Ce n’est pas vrai ! Aucune trace des poubelles à l’exception de quelques photos prises avant le nettoyage et la réhabilitation de ce lieu et qu’on a bien gardées dans le musée dit Taghit ! Il y voit une maîtresse avec ses élèves qui travaillent tout près d’une tombe du treizième siècle, d’autres qui dessinent le système d’irrigation souterrain (Tissefline) sur leurs cahiers d’écoliers, un coin où l’on peut se procurer gratuitement toutes sortes de documents sur cette région et qui sont écrits dans toutes les langues même en tamazight. C’est incroyable ! Nous Figuiguiens avons-nous changé en six ans ? Sommes-nous réconciliés avec notre terre et avec notre histoire ? Il frotte ses yeux et il voit toujours ce merveilleux poumon de Figuig : la belle, la rebelle, la sacrée Taghit de toujours que nos ancêtres ont vénérée et défendue avec du baroud.

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SM le Roi s’enquiert du programme de mise à niveau urbaine de la ville de Figuig

décembre 16, 2009 Evénements Pas de Commentaires

sm-figuig-151209-MFiguig, 15/12/09 – SM le Roi Mohammed VI s’est enquis, mardi à Figuig, du programme de mise à niveau urbaine de la ville, doté d’une enveloppe budgétaire globale de 104 millions de DH.

Etalé sur la période 2010-2013, ce programme prévoit la mise en oeuvre de travaux de restructuration et de réhabilitation de 14 quartiers sous-équipés (20 MDH), la restauration du Ksar Loudaghir (25 MDH) et l’aménagement du tissu urbain (55 MDH), notamment les principales artères et certaines places publiques.

Ce programme portera également sur la réalisation d’un complexe social sur une superficie de 2.100 m2, pour un coût s’élevant à 4 millions de DH. Cette structure disposera d’espaces d’apprentissage et d’alphabétisation et d’autres dépendances dédiées à la formation et aux activités culturelles.

Bénéficiant à 12.600 personnes, le programme de mise à niveau urbaine de Figuig sera réalisé dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de l’Intérieur (34 MDH), le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace (41 MDH), l’Agence pour la promotion et le Développement économique et social des préfectures et provinces de la région de

l’Oriental (15 MDH), le conseil de la région de l’Oriental (7 MDH) et le conseil provincial de Figuig (7 MDH).

La mise à niveau urbaine de la ville de Figuig fait partie d’un programme global de mise à niveau des villes et centres ruraux de la province de Figuig, d’un investissement total de 445 millions de dirhams.

Ce programme, dont la convention de mise en œuvre a été signée vendredi dernier à Bouarfa sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, devra bénéficier à 130.000 habitants répartis sur les villes de Bouarfa et Figuig et les neuf centres ruraux de la province.

Contribuent au financement de ce programme, le ministère de l’Intérieur (181 MDH), le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace (158 MDH), l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des préfectures et provinces de l’Oriental (40 MDH), l’Office national de l’Eau potable (35 MDH), le conseil de la région de l’Oriental (16 MDH) et le conseil provincial de Figuig (15 MDH).

Ce programme s’inscrit dans le droit fil des efforts des autorités et services compétents visant à remédier aux problématiques auxquelles fait face la province dans le domaine de l’urbanisme. Ces problématiques ont trait particulièrement à l’expansion urbaine non-structurée et non-harmonieuse, au déficit en infrastructures et en équipements de base et à la dégradation des Ksour.

 
Source : MAP

http://www.map.ma/fr/sections/activites_roi/sm_le_roi_s_enquiert_9/view

Maroc – Télécom, un remède efficace contre l’obésité !

décembre 14, 2009 Evénements 1 Commentaire

Un remède contre l’obésité galopante a été mis à jour à Figuig qui souffre de ce fléau par certains experts locaux. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce médicament est d’une efficacité miraculeuse.

Ces dernières années, on assiste à la progression exponentielle du nombre d’obèses dans la ville de Figuig. C’est contraire au climat car dans les régions semi désertiques les hommes sont émaciés voire même squelettiques. En revanche, suite à l’amélioration du niveau de vie des populations de cette région du monde, ce fléau fait des ravages.

Plusieurs médicaments sortis ces dernières années y sont commercialisés mais il semble qu’ils ne sont pas vraiment efficaces.

Dans cette situation de crise médicale et médicinale majeure, des chercheurs de Figuig qu’on pourrait aussi appeler « guérisseurs modernes », pour faire simple, ont trouvé un remède sans faille. Il a été testé des milliers de fois sur des cobayes humains ou des clients et le résultat est époustouflant et toujours le même.

Ce médicament c’est tout simplement un abonnement aux services Maroc Télécom. Si vous souffrez d’obésité, abonnez vous à ce service et de préférence pour une efficacité majeure et ultrarapide, habitez à Zénaga.

Le principe de ce médicament est très simple : le premier jour, avant de manger, vous allez à l’agence Maroc Télécom pour vous abonner. Vous attendez que Monsieur le Directeur arrive car un directeur doit entamer le travail quand il veut pour un meilleur rendement. Vous attendez votre tour. Vous lui demandez un abonnement avec une politesse excessive. Vous retournez demain toujours avant de manger. Vous retournez encore après demain. Puis jusqu’à lundi car samedi et dimanche on ne travaille pas. Vous retournez lundi, on appelle le service technique, on prend vos coordonnés. Rien n’est fait ! Vous retournez le mardi. Mercredi, les techniciens arrivent et vous racontent tous leurs malaises dans leur métiers (vous devenez psychiatre un peu : un mérite !) Vous avez perdu 5 kilogrammes car vous avez parcouru (96 kilomètres en plus de la pente que constitue la falaise).

Vous êtes très content d’avoir un téléphone à côté de vous et même une connexion Internet (2 mégas = deux millions = 2.000.000). Vous ouvrez votre ordinateur très fier de vos deux mégas. Deux mégas signifient 8 kilo / seconde (c’est une conversion légale).

Vous ne comprenez rien ? C’est simple ! L’agence la plus proche c’est à dire à 8 kilomètres de chez vous plus la falaise avant le repas ! Une petite plainte car votre débit n’est pas celui pour lequel vous payez ! Un début de bagarre ! Du calme ! Rien ne sera fait ! Les gens vous diront la même chose : il faut se patienter car au Maroc les populations sont formées pour se calmer puisque les agents des entreprises et les administrateurs sont par définition nerveux ! Retour à la maison, le lendemain même trajet même résultat. Vous perdez un kilo ! L’efficacité du médicament se voit de jour en jour ! Désespéré par un personnel qui ne vous comprend pas et une technologie trop malade, vous renoncez à tout. Ce n’est pas grave si deux mégas se transforment en 8 kilos.

Des jours, votre ligne est coupée toute seule. Vous vous plaignez encore ! On vous dit de ne pas vous plaindre avant de bien vérifier votre matériel ! Vous vous transformez doucement en technicien supérieur en informatique et en téléphonie, encore un mérite ! Le lendemain même trajet ! On vous apprend qu’il faut appeler les services techniques (le 115). Vous téléphonez ! On vous menace ! « Attention votre appelle est susceptible d’être enregistré ! » C’est qu’on vous prend pour un terroriste virtuel ou c’est du moins le sentiment que vous avez ! Pas grave ! Vous attendez ! Une semaine, la ligne est rétablie ! Des bulletins de paie arrivent, vous y lisez que vous pouvez les payer même dans les bureaux de poste ! Vous y allez pour économiser quelques kilomètres et pour vous épargner les engueulades des gens de la communication… ! La poste ne peut pas car le service Maroc Télécom ne lui accorde pas d’accès ! C’est normal ! Ils ne se comprennent pas entre eux. C’est un conflit très ancien ! Si malgré tout vous payez à la poste, on vous coupe votre ligne car cela signifie que vous n’avez pas payé ! Un saut à votre agence préférée !  Vous payez !

Le médicament doit être achevé sinon, vous risquerez des complications !

La ligne est coupée ! La facture ! …

Un jour votre connexion Internet est coupée : vous appelez les services techniques ! On vous dit que Maroc Télécom procède à des mises à jours, il faut rappeler ultérieurement. C’est fait ! On vous dit la même chose pendant une semaine ! Vous êtes épuisé mais vous avez encore du sang froid car c’est la règle : le client garde le sang froid et les agents s’énervent pour un rien c’est ce qu’ils ont appris à l’école où on les a bien formés.

Vous téléphonez encore et encore et encore et rien…, vous consultez votre agence ! Rien ! Vous attendez un peu et puis les services techniques vont vous apprendre que votre abonnement a été annulé par Maroc Télécom même si vous aviez signé avec eux un contrat de 24 mois et même si vous payez vos factures bien avant les délais !

Vous constatez bien une nette amélioration de votre état de santé ! Maigre trop maigre comme un clou ! N’est ce pas efficace !

Le coût est certes salé mais le résultat est là !

C’est ça le fameux 3G (médicament de troisième génération)

L’indemnisation, la justice, l’écoute, le service, le client est roi… tous ces mots fous reviennent devant vous ! Il ne s’agit que de mots pour contrer tous les maux comme les vôtres.

 Les effets indésirables ? Ce médicament n’en a pas du tout ! Surtout pas la tension artérielle, surtout pas l’allergie aux bureaux et surtout pas le diabète !

 Vous êtes en forme, vous avez appris à bien garder votre sang froid dans des situations difficiles comme un psychiatre et à bien communiquer comme un linguiste et à bien réparer vos pannes comme un technicien supérieur. Vous pouvez donc vous estimer heureux car vous êtes tout simplement bien guéri en trois mois de traitement !

 Avec Maroc Télécom, c’est ça « le monde nouveau qui vous appelle »

 N’est ce pas efficace ? Connaissez-vous mieux que ça ?

 

Hassane BENAMARA

(Fidèle client bien servi par son agence préférée Maroc Télécom)

Ouf ! Enfin ! Figuig la ville la plus propre au monde !

décembre 5, 2009 Evénements 1 Commentaire

Ces deux derniers mois, Figuig a connu une intense activité de nettoyage tout azimut et cette fois tout le monde y a mis du sien pour mettre fin aux ordures !

 Hassane BENAMARA

 

Tout le monde est mobilisé pour nettoyer Figuig : enfants, femmes, société civile… Sommes-nous en train de rêver ou quoi ? C’est vraiment incroyable ! Un tel changement ! Mais c’est une vraie révolution ! A-t-on le droit de se dire pourquoi aujourd’hui ?

Oui bien sûr, mais peut-être faut-il rappeler que la poubelle est le propre de l’homme or nous sommes des hommes donc nous sommes susceptibles de produire des poubelles.

 

 eve_fvppm_1Bénévoles nettoyant les rues à Zénaga.

 

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Même les petits enfants sont mobilisés pour nettoyer leur ville (place Tachrafte Zénaga)
 

Oui on nettoie donc et c’est inhabituel ! C’est une métamorphose même ! Tellement nous avons l’habitude de côtoyer les saletés et les poubelles que nous ne demandons même pas ce que c’est qu’une poubelle.

 Mais que se passe-t-il ou que se passera-t-il donc à Figuig ? C’est inouï !

Figuig sale ! C’est normal mais Figuig propre ! ça il faut bien qu’il y’ait quelque chose d’inexplicable !

Après de très longues recherches, on s’apercevra qu’il y’a un problème de terminologie. En effet,  on ne nettoie pas la ville mais on rend présentables certains coins que verraient d’éventuels visiteurs ce qui fait que les lieux qui ne seraient pas visités ne seraient tout simplement pas nettoyés. Ô combien ils sont nombreux ces lieux qui ne seront / seraient pas visités !

Heureusement on ne va pas nettoyer tout car nous sans poubelle, c’est inconcevable et c’est notre existence même qui sera mise en jeu.

 

28 novembre 2009

C’est le jour de l’Aïd ou la fête du mouton Lεid ameqqran à Figuig

 

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28 novembre 2009 au moment de la prière du matin (premier plan poubelle,
deuxième plan hommes qui prient, arrière plan lycée Moulay Rachid)

 

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Des hommes et des femmes qui prient tout près de la poubelle (28 novembre 2009).

 

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On peut prier à côté de la poubelle sans être gêné. (Novembre 2009).

Quand on est sale on est sale c’est tout !

Figuig et son souk à géométrie variable

novembre 24, 2009 Evénements Pas de Commentaires

Figuig comptait des marchés internationaux (le transsaharien) avant même l’arrivée des français (Souk du chameau, Qisareyya d’At Aaddi…), des souks locaux… et puis en 1925, un souk spacieux, unique au Maroc et bien équipé est construit par les colons.

Hélas ! Oui hélas ! car il a tout simplement été détruit vers les années 80 du vingtième siècle. C’est bientôt 2025 et la ville est à la recherche d’un terrain en guise de souk.

 Hassane BENAMARA

 

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Stade autrefois, souk chaque mardi et...(Photo M.Breil)

 

Un souk à géométrie variable

Depuis la destruction du fameux souk légué par les colons français vers les années 80 apparemment pour éradiquer toute trace des « kouffar », la ville se trouve dans une situation unique en son genre. En effet depuis cette date, le souk est devenu nomade au point où les gens se demandent chaque mardi après avoir fait leurs achats « Ce sera où le prochain souk ? »

Depuis donc les années 80, il s’est déplacé (même dans le temps) vers la place de l’Eglise, puis un peu devant les bureaux de la Douane, ensuite vers Tachrafte / Zenaga, de là vers le Stade puis vers Lemsella (lieu des prieres de l’Aïd) puis on ne sait vers où.

 

eve_soukfiguig_2Place Tachrafte(en partie). (Photo B.Amara)

 

Le souk des colons et le souk d’après les colons

Le souk construit par les français en 1925 avait tout ou presque tout : un espace pour légumes et fruits, un espace pour animaux, un coin pour stationnement des grands véhicules etc. Il avait des boutiques plafonnées ou couvertes du soleil et dotées de comptoirs, des robinets d’eau potable, des coins hygiéniques…

Le souk d’après les années 80 est typique. Il est ouvert mais très ouvert : un terrain vague sans délimitation, sans plafond et sans… et sans….

On y trouve des marchandises de toutes sortes. Par exemple, on peut y trouver des poissons-mouches et oui ce sont ces fameux poissons qui attirent toutes les mouches opérationnellement dans la région des oasis. Et Cela se vend merveilleusement bien ! On y trouve aussi du beurre fondu bio aux énergies renouvelables c’est à dire au soleil et il s’appelle toujours « beurre », des piments rouges moulus sans couverture pour mieux voir ce qu’on achète et à qui une petite tempête peut, selon son ampleur, ajouter de la terre rouge aux piments ou en retrancher un peu. Dieu merci ce n’est que du sable car si cétait des produits chimiques, les choses se compliqueront… On y trouve également des légumes et fruits étiolés car le soleil ardent les a brûlés. On peut y trouver des produits made in China exposés au soleil…

 
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Epices exposées aux vents et à... (Photo M.Breil)

 

Imaginez un transistor chinois exposé au soleil ! Déjà un transistor chinois est un produit qui ne fonctionne pas, ajoutez y du soleil et vous comprendrez ! Imaginez des pellicules pour photos, des piles électriques, des fromages, du thé, du chocolat, du café, des conserves de tous genres… ajoutés au soleil et à la poussière et donnez vous le temps de voir la réaction chimique que cela produirait. La maladie ! On n’en parle pas car nous avons su développer grâce à ce souk des anticorps plus grands et plus forts que les boys d’Obama !!

 

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Poubelle qui y attend sagement le prochain souk.
 
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Enfant attiré par les mystérieuses poubelles abandonnées par les marchands.

 

Avant le souk

 La veille du jour du souk c’est à dire le lundi soir, les commerçants arrivent vers le coucher du soleil, stationnent avec leurs camions et étalent pendant toute la nuit leurs marchandises. Quand c’est à côté des zones habitées, personne ne dort tout simplement. Mais le pire n’est pas là. Imaginez ceci : dans le souk, il n’y a pas de toilettes, il n’y a pas un robinet d’eau ! Vous devinez le reste ? Non ?

 L’après-midi

 Après-midi, les camions et les commerçants partent et laissent derrière eux ce que vous devinez : leurs cacas / excréments, leurs pipis, des légumes pourries des emballages de toutes sortes… Et tout cela pourrait, si le vent est clément, les attendre une semaine sans s’inquiéter.

Et après ?

C’est selon les cas, il y’a des enfants qui viennent y jouer, des moutons de nomades qui font leurs courses, le vent qui emporte les sacs en plastiques et les cartons des emballages dans toutes les directions, bref des saletés encyclopédiques !

L’un des grands mérites de ce souk est qu’il a contribué au développement des anticorps des gens des oasis !

C’est donc une merveille digne de ce nom !

Aura-t-on un jour un peu de considération pour les gens de cette ville ?

 Ce sera où le prochain souk ?

 

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On y trouve tout même des vêtements et des ustensiles de cuisine. (Photo M.Breil)

 

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Autrefois zone de commerce ; aujourd'hui, ruines abandonnées aux grés des pluies et des vents.
 
NB: Nous remercions beaucoup Monsieur Michel Breil qui a bien voulu nous laisser utiliser certaines de ses photos ici.

 

Figuig et ses terres confisquées

octobre 16, 2009 Dossiers 3 Commentaires

Sommaire

 A) Figuig, l’enclume, le marteau et le forgeron 

(Colonisation, conspiration, complicité, torture, abandon, aliénation, mépris… : chronique d’une souffrance sous silence).

 

B) Traité des frontières

1) Traité Lalla Maghnia(1845) (fichier PDF)

2) Traité 1972 (fichier PDF)

3) Traités(plusieurs traités signés avec le Maroc (fichier PDF)

4) Expérience algérienne en matière de délimitation des frontières terrestres (fichier PDF)

5) Un livre sur les frontières en  Afrique (du XII° au XX° siècles) (fichier PDF)

 

C) Régions confisquées ? Cédées ? 

       Terres d’un peuple désormais sans terre.

 

 © Dossier préparé par Hassane BENAMARA

 

 

 Aperçu historique (Événements racontés par la population)

 

 Les frontières algéro-marocaines !! Territoires confisqués par la France, cédés par le Maroc ou amputés par l’Algérie ? Un sujet d’une complexité ! 

Cette note ne se veut ni analyse, ni histoire d’un conflit mais un simple regard un peu différent un regard d’une population qui subissait un destin  dont elle ignorait tout sous un silence mortel : le mot d’une population muette.

 

Fin dix-neuvième siècle / début vingtième.

Vers la fin du XIXème siècle, la France coloniale expansionniste avance vers le sud algérien (le sud oranais ou le Sahara), « les populations » de Figuig et de ses régions voient en cela une menace pour leur espace vital et donc pour leur existence.

Des affrontements militaires ou armés se déclenchent et une résistance farouche est menée mais la disproportion en nombre et en armes fait que les colons prennent le dessus et la ville est vaincue (1903). Figuig est donc soumise. Le pouvoir central marocain trop faible reste absent de la scène. Il faut signaler même qu’il était complice à plusieurs égards des colons comme l’indiquent plusieurs documents français de l’époque.

Profitant de la faiblesse d’un pays en faillite et sans aucun pouvoir réel sur son territoire, les français lui ont fait signer des traités le privant de plusieurs parties de ses terres situées à l’est de ce royaume(notamment le traité de Lalla Maghnia).

Figuig est ainsi privée de tout son espace vital toutefois l’accès à ces terres est quand même possible sans armes bien sûr pour « les populations locales ».

 

Années 30-40

La France installe une base militaire ultra-secrète dans la région de Tamedmayt (Âattaq) connue sous le nom de B-2 Namous. Elle y expérimentait des armes chimiques et biologiques.

 

Années 50

- On payait des impôts dits (ttejrid) aux autorités françaises et certains territoires sont inaccessibles à moins d’avoir un laisser-passer accordé par ces mêmes autorités.

- La palmeraie Tasra est inaccessible sauf « laisser-passer »

- Maâder -Tamedmayt est inaccessible « zone militaire : zone d’accès aux lieux des expérimentations des armes chimiques françaises B-2 Namous »

 - Le problème n’est jamais soulevé et le Maroc n’a jamais parlé de ces territoires. Ce mutisme a pesé trop longtemps sur les figuiguiens.

 

Années 60

- Indépendance de l’Algérie  en 1962

- Guerre des sables en 1963 (Le nassérisme et le panarabisme poussent)

- Fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie.

 

Année 1972 

- Coup d’état au Maroc. La ville de Figuig assiégée par l’armée marocaine, populations  désarmées et une répression sans précédent s’abat sur la région. C’est une véritable colère royale : les années de plomb !

- Signature d’un traité avec l’Algérie sur les frontières. Figuig est privé de tout son espace vital. Les populations ne sont pas au courant et le Maroc laisse le doute et diffuse l’ignorance. L’Algérie est accusée mais officiellement ce sujet n’est jamais évoqué.

- L’armée marocaine ferme l’accès aux quelques territoires qui restent encore accessibles et chasse tous les fellahs de ces régions.

- Instauration d’un laisser – passer par les autorités marocaines pour accéder à certaines terres agricoles marocaines. Pour voir son jardin, il faut avoir un papier et passer par des postes militaire (check pot)

- Des marches ont été organisées vers ces territoires cédés par la suite à l’Algérie. Elles sont réprimées.

Depuis ces temps être figuiguien est un délit (cette situation va perdurer jusqu’à la fin des années 90)

Année 1976

Alors que le Maroc s’occupait du Sahara Occidental (la marche verte) L’armée de Boumediene  avance vers l’ouest (l’est marocain). Bien des territoires ont été « confisqués » et les fellahs de Figuig chassés par une armée nombreuse et très violente (au moment de la cueillette des dattes l’armée algérienne a organisé des razzia, a chassé les fellahs de leurs terres et cueilli les dattes qu’elle a acheminée vers Beni Ounif).

Ne pouvant plus riposter car les populations locales sont désarmées et sévèrement punies en 1972 par l’armée marocaine, des marches ont été organisées vers les territoires confisqués : l’armée du royaume a bloqué les populations jouant ainsi le jeu des algériens. On a compris alors que le Maroc était complice de l’Algérie et que le territoire est « cédé » ou « vendu » aux algériens par « colère royale… »

Les figuiguiens se sentaient déçus, menacés et trahis par un Maroc qui les abandonne et une Algérie qu’ils ont très bien soutenu (homme, armes, refuge, nourriture) et qui se retourne contre eux.

Le traité de 1972 par lequel le Maroc a cédé d’immenses territoires à l’Algérie était inconnu par les populations locales. Les autorités marocaines n’ont jamais parlé de ce fameux traité signé par Monsieur Benhima et Bouteflika.

La même année plusieurs familles marocaines ont été expulsées de l’Algérie toutes nues par Boumediene. Plusieurs d’entre elles sont passées par le poste de Taghit.

Années Fin 70-80

Malgré tout des populations se rendaient clandestinement la nuit dans certaines palmeraies interdites pour récupérer ce qui peut l’être(les dattes).

Plusieurs personnes ont écroué plusieurs mois à Bechar(en Algérie) et par récompense à Oujda. En effet toute personne arrêtée par l’armée algérienne et ayant passé dans les prisons algériennes devait passer dans les prisons marocaines. La plupart du temps des militaires algériens, souvent des lycéens en service civile, trouvaient un vilain plaisir à jouer au cow-boy en menant des incursions vers le territoire marocain et en enlevant des bergers, des jeunes, des vieux, du matériel (vélos, motos…)

L’armée marocaine de son côté confisquait aux fellahs leurs dattes, leurs outils et leurs montures et les rendaient à la justice qui les accusaient de transgression des lois et des frontières.

 

Années 90

- Un minuscule territoire est ouvert aux populations.

- Déclenchement de la première guerre du Golf : le territoire est fermé par l’armée marocaine. Dans l’anarchie la plus absolue et la logique du tout sécuritaire, l’armée marocaine réprimait toute personne accédant à ces territoires en les rendant à la gendarmerie royale et en leur confisquant leurs vélos / motos et leurs outils de travail(un objet confisqué n’est jamais retrouvé, un vélo « massacré » n’est jamais réparé).

Résistant malgré tout, on continuait à se rendre à ce minuscule territoire mais le doute, l’incertitude, l’intervention et le pillage sans cesse des armées des deux pays ont fait qu’un grand nombre des habitants de la région a cédé et a cessé de s’y rendre.

 

Années 2000

Novembre 2007 des postes supplémentaires ont été ajoutés par l’armée marocaine. Les algériens ont construits des postes trop bien équipés et plus grands que des lycées. La ville-oasis Figuig est entièrement quadrillée sous prétexte de dangers multiples  » terrorisme et émigration subsaharienne clandestine » : 200 à 300 mètres séparent un poste frontalier d’un autre du côté marocain et autant du côté algérien.

 

Toute cette souffrance passe inaperçue et jetée aux oubliettes. Au niveau marocain, on n’en parle guère que pour faire des coups médiatiques et pour les partis politiques de gauche comme de droite un bon argument pour les campagnes électorales.

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